
Ce blog,"La Berbérie antique", se voudrait un lieu de dialogue entre internautes curieux du passé du Maghreb. La Numidie apparaît dans l'histoire avec Syphax et Massinissa ; les auteurs anciens nous parlent d'eux, parce qu'ils ont participé à la deuxième guerre entre Carthage et Rome, dite guerre d'Hannibal (-218/-202).
16 mars 2012
14 mars 2012
Aperçu de l'histoire romaine
11 mars 2012
Carthage, Rome et la Numidie
19 février 2012
Les Berbères des Îles Canaries
Généalogie des pharaons libyens
13 janvier 2012
Les pharaons libyens
Le mot grec « barbaros » désignait celui qui ne parlait pas le grec. Les Grecs appelaient « Barbares » les Romains et les Latins. Le nom latin « barbarus » emprunté au grec, signifiait « étranger à la civilisation gréco-romaine » et s’appliquait à tous les peuples, excepté les Grecs et les Romains. Barbarus a donné l’arabe « barbar », pluriel « beraber », qui a été emprunté par le français. Il désigne aujourd’hui les Berbérophones d’Afrique du nord et, dans un sens plus large, l’ensemble des populations du Maghreb.
Les pharaons libyens
28 décembre 2011
Origine des Berbères
Les Berbères sur la scène de l'Histoire
L’Histoire commence avec l’apparition de l’écriture. Les peuples de l’Afrique du nord ancienne (Numides et Maures) parlaient et écrivaient le libyque, que l’on connaît par des inscriptions ; par ailleurs, ils utilisaient comme langue officielle le punique, la langue de Carthage, et leur élite - la cour, les princes, l’aristocratie- connaissaient le grec. Malgré cela, ils n’ont laissé aucun texte concernant leur histoire, leurs religions, leurs modes de vie, etc. Ce sont des auteurs grecs et latins qui nous ont fait connaître les Numides, c’est grâce à eux aussi que nous connaissons l’histoire de Carthage, dont on ne possède aucun document écrit. Le territoire de Carthage, rappelons-le, occupait le nord de l’actuelle Tunisie.
Pourquoi les historiens grecs et romains se sont-ils intéressés aux Berbères ? Pour une raison très simple : en faisant le récit des guerres qui ont mis aux prises Rome et Carthage, ils en ont révélé les causes et les prétextes, mentionné les forces en présence, les différents théâtres des opérations, les peuples qui ont participé en tant qu’alliés de Rome ou de Carthage : Italiens, Espagnols, Africains. Au cours de la deuxième guerre (218-201), appelée guerre d’Hannibal, Massinissa et Syphax se sont retrouvés dans les camps opposés. C’est grâce à leur participation à un conflit qui ne les concernait pas que les Numides sont entrés dans l’histoire.
12 décembre 2011
Bibliographie minimale
4 décembre 2011
2 décembre 2011
CHRONOLOGIE (1100 av. J.-C. – 25 av. J.-C.)
14 octobre 2011
La Berbérie antique au commencement de l'histoire
28 septembre 2011
Massinissa Le Grand
Monnaies rares à l'effigie de Massinissa
"Ces monnaies sont d’une extrême importance : elles donnent le portrait du souverain et la légende en caractères puniques « MSNSN HMMLKT » « Masinissan, chef de l'Etat ou possesseur du royaume ».J. Mazard, Corpus nummorum Numidiæ Mauretaniæque, n° 17 et 18, p. 30, Paris, Arts et Métiers graphiques, 1955.
Monnaie 17Au revers légende incomplète M S N S N … (Massinissan).
Monnaie unique, en bronze, découverte en 1890 et déposée au musée de Constantine.
Monnaie 18Au revers légende partiellement déchiffrable H M M L K T.
Un exemplaire déposé au cabinet des médailles, 561, Bibliothèque nationale, rue Richelieu, Paris.
Massinissa à l’aube de l’Histoire
Voici quelques éléments sur Massinissa et les siens.
Il porte un nom libyque MSNSN qui signifierait « leur maître ». Né en 238 avant J.-C. de Gaïa, roi des Massyles (Berbères de l’Est) et d’une mère prophétesse, au nom inconnu.
Le royaume de Gaïa, de dimensions modestes, s’étendait entre le territoire de Carthage (nord de la Tunisie) et le cap Bougaroun dans la presqu’île de Collo.
Gaïa avait un frère, Oezalcès, qui devait lui succéder ; le nom de son père, Zilalsan, est connu par la célèbre inscription bilingue du temple de Massinissa à Dougga : il ne fut pas roi mais suffète, fonction d’origine punique : A Carthage, les deux suffètes étaient de hauts magistrats désignés pour une année.
Le roi berbère Ailymas n’est connu que par deux phrases de Diodore de Sicile (XX, 17,1 et 18, 3). La première : « Agathocle conclut une alliance avec un puissant chef indigène, Ailymas... », la deuxième : « Il [Agathocle] vainquit encore Ailymas, qui avait rompu avec lui : ce prince fut tué ainsi que beaucoup de ceux qu’il commandait.»
Agathocle, tyran de Syracuse, avait abordé en Afrique pour attaquer Carthage, au mois d’août 310 av. J.-C. Ailymas fut sans doute un ancêtre de Massinissa, mais on n’en a aucune preuve.
Récapitulons : Ailymas, sans doute premier ancêtre connu de Massinissa ( ?) ; seconde génération : roi inconnu et Zilalsan ; troisième génération, Gaïa et Oezalcès ; quatrième génération, à laquelle nous nous arrêtons, Massinissa et ses cousins Capussa et Lacumazès, fils d’Oezalcès. Ce sont les seuls noms transmis par les textes anciens.
Jeunesse de Massinissa
C’est en 213 av. J.-C. qu’il apparaît sur la scène de l’histoire. Il est âgé de 25 ans. Qu’a-t-il fait auparavant ? Les sources sont muettes à ce sujet, sauf Appien d’Alexandrie :
« Quant au vaillant peuple des Massyles, leur roi avait un fils Massinissa, qui avait été élevé et éduqué à Carthage. Comme il joignait à la beauté du corps la noblesse des manières, Asdrubal, fils de Giscon auquel personne à Carthage ne disputait le premier rang, lui promit la main de sa fille [Sophonisbe] bien qu’il fût numide et lui-même Carthaginois. Sitôt les fiançailles, il emmena le jeune homme en Ibérie (Espagne), où il exerçait le commandement »
(Appien, Le livre africain, X, 37 et 39, trad. Paul Goukowsky).
Jugurtha un Berbère contre Rome
23 septembre 2011
Correspondance des noms antiques et modernes
Rusaddir->->->->-> Melilla
Sala->->->-> Salé
15 septembre 2011
C'est la rentrée pour ce blog
A bientôt
H. Kadra-Hadjadji







